Compagnie Ursa Rosso 

Présentation

Ursa Rosso est une Compagnie Brestoise produisant des créations, montant des actions culturelles et autres pratiques collectives autour de projets à consonances chorégraphiques et performatives menées par Blanche Jandin et en collaboration avec d'autres artistes chorégraphiques, musicien.ne.s, comédien.es.s, plasticien.ne.s...

La Compagnie


La Compagnie soutient les artistes engagé.e.s, audacieux.ses et décalé.e.s, prenant des chemins parallèles en dehors des conventions esthétiques du diktat patriarcal... 

Elle porte également à cœur l'accessibilité à la création et à la diffusion artistique en milieux ruraux et prioritaires. 

Les thématiques des pièces, performances et films se trouvent unies par une réflexion sur la place du corps et des identités multiples dans la société actuelle.

Il est important pour Ursa Rosso d'être éclectique et proposer des spectacles pour des publics variés et dans des espaces scéniques et "hors-scène". Les créations pourront aller du spectacle vivant à la performance, en passant par le cabaret, les conférences-dansées ou chantées tout comme pour les évènements privés.

Nous avons à cœur de nous investir sur le territoire du Finistère, Bretagne et France entière, il est important pour nous de développer la transmission des arts vivants pour le développement des enfants, des adolescents et comme expérience sociale, ludique voire thérapeutique dans les centres socioculturels, maisons de retraite, les centres d'incarcération...


Au départ de cette compagnie  en 2019 il y a une chorégraphe pleine d’envies de créer Blanche Jandin, puis rapidement se profilent plusieurs projets de spectacles en collaboration avec d'autres artistes.

Notamment la chorégraphe Maude Zimmerli pour Nos De(ux)mains ou encore Barbapapalala, une coproduction avec la Cie Au Hasard des Oiseaux et en collaboration avec Grégoire Jandin en direction musicale.

Prochainement un spectacle pour les bébés sera créé avec Laurence Alliston-Greiner performeur britannique spécialisé dans le spectacle jeune public à la mise en scène et avec Blanche Jandin à la chorégraphie.








Les Créations 


-Dunamis (Δύναμις) Création 2025 en danse adaptée: une invitation à embrasser la beauté et la puissance de l’humanité dans toute sa richesse et sa complexité et qui pose la question de sa nature, sa norme, ses ombres...



-Peek-A-Boo, Création 2024 pour les tout petits (0-3 ans) en co-écriture et interprétation entre Blanche Jandin et Laurence Alliston

- Nos De(ux)mains, Création 2022 chorégraphié par et avec Maude Zimmerli interprété par Laure Genthialon, Marianne Salmona et Blanche Jandin.

-Barbapapalala, Création 2021 en co-production avec la Cie Au Hasard des Oiseaux de et avec Grégoire et Blanche Jandin

-Interstices#1 : Août 2021
Sourires dans nos yeux
de Blanche Jandin et Maëlle Laurent et D'un monde à l'autre de Blanche Jandin et Coline Quintin

-Un Ange Passe, Film Court de Blanche Jandin.


-Confinismes, une mini-série reliant féminisme et confinement sous forme de vidéo-performance durant la période de la seconde vague de la Covid19.

-Noç(so)eurs Création 2020 de Louise et Blanche Jandin, Cie Ursa Rosso.







Nos Deu(ux)mains

Un Concert dansé

Avec 
Maude Zimmerli et Blanche Jandin Chorégraphes/Interprètes
Laure Genthialon, Harpiste/Arrangeuse
 Marianne Salmona, Pianiste/Arrangeuse

 

Dans Nos De(ux)mains, musiciennes et danseuses se meuvent. Le geste musical et le geste 

chorégraphique partagent la m me intention d’ veiller les sens du spectateur. Cependant, leurs actions peuvent être perçues différemment : l’une est principalement écoutée, l’autre plutôt 

regardée. Notre démarche tente de diminuer l’ écart entre ces mouvements expressifs et de 

proposer une création où musique et danse se mêlent physiquement. Ne serait-il pas possible de rendre la musique plus visible et la danse plus audible, de faire émerger une expérience 

sensorielle où la musique et la danse s'appréhendent ? 

Appréhender signifie proprement saisir des mains, puis saisir de l'esprit, puis 

prévoir, et, par le passage de la prévision la crainte, redouter. (Le Littré )

Si la relation entre la musique et la danse reste au coeur de notre création, nous souhaitons ancrer notre propos dans un discours plus politique. Dans le climat actuel, un certain nombre de questionnement se sont présentés à nous:
Comment appréhendons-nous l’altérité dans notre quotidien ? 

Prenons-la nous bras le corps ou dans la crainte ? 
A l’heure où il est interdit de se toucher et de se rencontrer, quel futur bâtissent nos corps confinés ? Nos De(ux)mains est une invitation se plonger dans ses sensations et appréhender le monde avec tout son corps. 



Sourires dans Nos Yeux


Interstice brestois au Square Laënnec

Avec 
Malou Laurent & Blanche Jandin

  

Deux femmes apparaissent à travers une fente dans un mur, un sourire, un ventre, une voix, une jambe...
Les lèvres comme lieu de passage, de son, de mouvement, de lien. 
Qu’est ce qui entre? Qu’est-ce qui sort? Qu’est ce qui s’y cache? Qu’est ce que ça dit? 
La bouche, vecteur de connexion ultime, que nous redécouvrons et offrons aux passants.


D'Un Monde à L'autre

Avec 
Coline Quintin et Blanche Jandin

 

 

 Qui je suis avant de naître ? qu´est-ce que je sens et percois ? quelle relation j´ai aux autres et à l´environnement ? Une des danseuses part à la recherche de ses souvenirs les plus lointains de leur vie intra-utérine et post-utérine, l'autre porte et accompagne cet être qui nait, elles dansent ce passage dans cette fente, cet “interstice”, cette porte qu’est l’origine du monde, le sexe féminin. 
De la naissance à la découverte du vivant et de l´autre, indispensables pour évoluer, pour survivre. 

Un Ange Passe...

Interprété par Louise Jandin
Conceptualisé, filmé et monté par Blanche Jandin


Inspiré d'un extrait sur le silence de Maurice Maeterlinck dans:
 "Le Trésor des Humbles" 

Musiques: 
Night de Misha Alperin & Anya Lechner & Hans-Kristian Kjos Sorensen
Le Badinage de Marin Marais par Jordi Savall





Confinismes

Concept, réalisation, montage et interprétation
Maude Zimmerli et Blanche Jandin



Deux danseuses dialoguent par échos, du lien entre confinement et féminismes:
les Confinismes...

Un concept de Blanche Jandin et Maude Zimmerli
Une série de vidéo-performances

Confinismes  Variation 1 et 2

(Et maintenant que) nous sommes enfermées

Confinismes Variation 1 et 2

 Les masques qui nous révèlent et qui nous cachent





Noçoeurs

Concept et interprétation
Louise et Blanche Jandin


 « L’âme était jadis tout emplumée ; la voilà donc, à présent, qui tout entière bouillonne, qui se soulève et qui éprouve le genre de douleurs que ressentent les enfants qui ont leurs dents. Les dents qui percent provoquent une démangeaison, une irritation des gencives, et c’est bien le genre de douleurs que ressent l’âme de celui dont les ailes commencent à pousser ; elle est en ébullition, elle est irritée, chatouillée pendant qu’elle fait ses ailes ». (Phèdre – Platon) 


 

La scène proposée ici est « écrite » comme un volet, regroupant plusieurs performances jouées et filmées sur le thème de la sororité et de la gynécologie proposant un regard parfois percutant sur nos sociétés binaires, consuméristes, phallocrates et intellectuelles. 
Ce projet part d'une histoire trans personnelle, les deux sœurs étant toute deux atteintes d'endométriose, maladie répandue mais mystérieuse et franchement handicapante, elles utilisent la voie de la performance, qui, à la manière d'autres artistes de ce genre est une possibilité de se réapproprier son corps dans l'espace créatif, mettant au centre leur corps féminin (souvent nus) et usant des thèmes historiquement d'usages créatifs phallo-centrés bien que reflétant le féminin : La mythologie, les thèmes bibliques, les arts plastiques...etc. Leurs personnages sont polymorphes, tantôt humanoïdes, tantôt animaux à la manière des métamorphoses d'Ovide et des mythes Helléniques. Ils font appel à des représentations archétypales et universelles. Les actions se veulent « non violentes » mais percutantes, libres d'interprétation et non soumises à appréciation (ou dépréciation) d'un public. 
Ce premier volet s'inspire du mythe de Léda (6ème livre des métamorphoses d'Ovide) ou la jeune et vierge nymphe est forcée à l'accouplement par Zeus, changé en cygne, devenu « bestial » pour abuser d'elle. 
Le costume de serviettes hygiéniques est issu d'un projet antérieur de Blanche Jandin (Les heures creuses). L'idée étant de révéler publiquement les gestes intimes et rituels féminins, et ainsi les démystifier. Le geste de peindre en rouge celles ci renvoi à la violence des cycles menstruels contraignants. Il est aussi une image de la femme abusée, par sa propre féminité pervertie ou par le monde extérieur cinglant. 
On peut également lire une critique de la société de consommation polluante qui jouit à outrance de matières et d'objets, tout comme de son rapport à la sexualité. 
Nous nous heurtons encore une fois à la question du lien entre le geste de l’artiste et son œuvre, car une trace sous-entend une absence, elle évoque quelque chose – une action ou un corps – qui a été et qui n’est plus. L’on se retrouve alors à se demander où est l’artiste et où est l’œuvre d’art. Une fois l’objet dissocié du geste, il entre dans une autre finalité, le spectateur qui ne voit que l’œuvre et pas son processus, construit son jugement dans un autre registre que celui qui a été témoin de l’action. Néanmoins cela ne signifie pas que voir l’objet seul est moins intéressant, mais que par son émancipation il devient autre chose. L’artiste américaine Delia Brown se sert de la peinture pour témoigner de ses performances, qui consistent à s’introduire avec ses amies dans des villas de Beverly Hills pour y organiser des soirées, elle peint ensuite des scènes de ces fêtes.Elle cherche, à travers la critique de la société contemporaine et le rôle que l’art y tient, à questionner l’identité féminine et la consommation de masse en adoptant un regard humoristique. Nous revenons encore une fois à une étroite collaboration de l’artiste et de son œuvre, d’un processus et d’une création que l’art de la performance tend à mettre en valeur. 
Nous avons, au travers de cette performance et de son élaboration réalisé à quel point il peut être difficile de détacher nos convictions de notre pratique artistique, à quel point la performance nous pousse à puiser l’inspiration dans le réel, dans ce qui nous entoure, dans nos ressentis. 
On pourrait dire que la question de la féminité et du tabou s’est imposée à nous, nous demandant de lui donner l’occasion de s’exprimer, de faire entendre sa voix. Et par cette société où la féminité et le consumérisme sont étroitement liés, se sont offert à nous une multitude de support et de matière que sont les objets du quotidien solitaire féminin à tel point qu’il a fallu choisir parmi la multitude des choses qui font de la femme un objet elle- même. Entre vérité crue et poésie nous avons cherché à affirmer la véracité de ce qui compose la vie d’une femme au delà des apparences. A travers cet exercice nous souhaitons concevoir d’autres objets et continuer à envisager que « la frontière entre l’art et la vie doit rester aussi indistincte que possible » 


 

Compagnie Ursa Rosso

France

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